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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque contemporaine
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Du haut de la Turbie, l’association Ars Viva n’a eu qu’à plonger son regard sur la Principauté voisine pour l’ouverture de la seizième édition des Musicales du Trophée le mardi 5 Juillet 2016 en l’église Saint Michel. En effet, la violoniste super-soliste Liza Kerob accompagnée par l’Orchestre de Poche, composé de solistes de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ont rendu un vibrant hommage à la musique française avec le programme Méditations françaises.

Les chefs d’œuvres de la musique française présentés par la toujours très inspirée Annick Fiaschi-Dubois étaient donc à l’honneur de cette soirée marquée par un autre événement : l’anniversaire de Liza Kerob salué musicalement par ses camarades alors qu’elle s’attendait à entendre les premières notes de la Méditation de Thaïs de Jules Massenet. Au delà de l’anecdote, cette surprise témoignait de la grande complicité unissant les musiciens de l’Orchestre de Poche et Liza Kerob, complicité dont le public a été le témoin toute la soirée.

Coordonné par Michel Mugot, par ailleurs bassoniste dans cet ensemble, l’Orchestre de Poche se composait ce soir là de Peter Szüts et Katalin Szüts-Lukacs (violons), Federico Andres Hood (alto), Thierry Amadi (violoncelle), Thierry Vera (contrebasse), Delphine Hueber (flûte), Matthieu Bloch (hautbois), Chloé Hammond (clarinette), Didier Favre (cor), Noëlle Fichou-Vera (harpe) et Benoît Pierron (percussions).

Après un splendide Prélude à l’après-midi d’un faune de Claude Debussy et un intermède musical commémoratif déjà indiqué, Liza Kerob a rendu à l’Andante religioso de la Méditation de Thaïs toute son intériorité. Il n’est pas étonnant que le public l’ait demandé (et obtenu) en bis à la fin du concert. Le Poème opus 25 d’Ernest Chausson était l’autre pièce interprétée par Liza Kerob et ses compères. Rescapé d’un répertoire en majorité disparu par destruction de son auteur, le Poème opus 25 d’Ernest Chausson a permis à Liza Kerob de ravir un public déjà largement acquis depuis son interprétation de la méditation.

Comme la soirée s’annonçait riche en surprises, le Pelleas et Mélisande de Gabriel Fauré ne fut pas en reste. Devant la dénégation de l’orchestre de poche, Annick Fiaschi-Dubois qui venait d’annoncer qu’outre Chanson de Mélisande, Sicilienne et La Mort de Mélisande, le public entendrait Fileuse qui ne se donnait jamais, a réussi un rétropédalage en direct avec l’humour qui la caractérise rendant le plateau et la soirée encore plus sympathiques. Quel dommage que les Pelleas et Mélisande de Gabriel Fauré (l’original de la musique de scène pour la création) et Claude Debussy ne soient pas davantage donnés.

Enfin, c’est avec les Gymnopédies n°3 et n°1 d’Erik Satie que l’orchestre et Liza Kerob ont achevé cette soirée à qui Auguste et son trophée auraient pu accorder … l’apothéose.

LIza Kerob et Peter Szüts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLIza Kerob et Peter Szüts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comLIza Kerob et Peter Szüts ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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