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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Extrême orient, #Violence, #Amour
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Elles sont comme les nains, les jours de la semaine, les péchés capitaux ou les mercenaires au nombre de sept, sept femmes qui se réunissent chez l’une d’elle à Goa. Elles représentent toues les facettes de la nouvelle société indienne : elles sont chanteuse, actrice, chef d’entreprise, militante syndicale ou sans profession. Elles sont issues des classes moyennes indiennes, ont fréquenté la même université, travaillent dans différentes parties de l’Inde. Elles sont donc a priori éloignées du cliché de la femme indienne traditionnelle.

A priori seulement car la construction du film se charge de les accumuler à mesure qu’il se déroule. Tout d’abord, dans les premières minutes du film, Pan Nalin, nous dresse le portrait successif des sept protagonistes. Chaque portrait semble être l’occasion de dénoncer un dysfonctionnement du pays : croissance asymétrique, pollution, place de la femme, problème de caste, corruption, l’homosexualité absente du tableau de départ finira par surgir. Dans ces retrouvailles, les protagonistes de cette joyeuse communauté se confient, s’épanchent, discutent, rient, crient, parlent fort… une sorte de « soirée pyjama dans une volière à perruches ». Quand les réalisateurs masculins filmeront-ils donc des réunions féminines de manière plus apaisée ?

Enfin les sept femmes en colère finissent par se comparer à Kali, la plus terrifiante déesse du Panthéon indien. Chaque protagoniste imitera la déesse souvent représentée avec plusieurs bras les yeux et la langue rouges. Le film aux deux-tiers ne convainc guère. Le point de rupture du film est un vrai point de rupture. La narration change de registre, de rythme, d’atmosphère. Le réalisateur questionne alors la société bien mieux qu’il ne l’a fait jusqu’ici avant de retomber dans une chute terrifiante où il est permis de se demander ce que finalement le film défend.

S’il voulait être un miroir de la société indienne, Déesses indiennes en colère accumule trop de clichés et de réquisitoires pour atteindre ses objectifs ... dommage !

« Déesses indienne en colère » - Comédie dramatique de Pan Nalin avec Amrit Maghera, Rajshri Deshpande, Pavleen Gujral – Inde, Allemagne - Date de sortie : 27 juillet 2016 - Durée : 1h 43’

Cinéma Rialto - Nice - Déesses indienne en colère de Pan Nalin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCinéma Rialto - Nice - Déesses indienne en colère de Pan Nalin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comCinéma Rialto - Nice - Déesses indienne en colère de Pan Nalin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Cinéma Rialto - Nice - Déesses indienne en colère de Pan Nalin ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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