Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Extrême orient, #Amour
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Elles sont quatre comme les trois mousquetaires. Trois chanteuses et une pianiste qui ont toutes en commun l’amour de la musique et le Japon qui les a vu naître. L’une d’elle, Yukako Custo-Hiramori vit désormais à Monaco et sur son idée, l’association Monaco-Japon, créée en décembre 2007 pour promouvoir et faciliter les échanges culturels et économiques entre le Japon et la Principauté de Monaco, a organisé une soirée récital au théâtre des Variétés.

Autour de la soprano Yukako Custo-Hiramori, deux autres soprani Atsuko Sato et Tomoko Ogawa, toutes trois accompagnées au piano par Yuri Otsubo ont composé un programme consacré à la musique européenne et japonaise à laquelle les spectateurs sont moins habitués.

Pour marquer leur unité, les trois soprani ont débuté la première partie à l’occidentale avec Belle nuit, ô nuit d’amour, extrait des Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach et la seconde à l’orientale avec Sakura Sakura. Si la première partie était entièrement consacrée au répertoire lyrique occidental avec des airs connus extraits des œuvres de Christoph Willibald Glück, Francesco Paolo Tosti et Giacomo Puccini, Yukako Custo-Hiramori a malgré tout surpris son auditoire avec un extrait rarement interprété de la Girometta de Gabriele Sibella.

La seconde partie se révélait plus mélangée débutant avec des mélodies japonaises de Yoshinao Nakata ou Tatsunosuke Koshitani, fort judicieusement surtitrées, puis un retour au lyrique (Francesco Cilea, Charles Gounod et Vincenzo Bellini), ensemble entrecoupé d’un intermède lisztien avec le Sonnet 104 à Pétrarque brillamment interprété par Yuri Otsubo.

Musicienne accomplie, Yuri Otsubo accompagne par ailleurs merveilleusement bien les chanteuses comme elle l’a prouvé tout au long de la soirée. Tomoko Ogawa qui semble tout en fragilité surprend l’auditoire par son interprétation d’Adriana Lecouvreur Io son l’Umile ancella de Francesco Cilea. Si Atsuko Sato possède une présence scénique incontestable, Yukako Custo-Hiramori assure le spectacle grâce à une technique de chant et une interprétation fort intelligentes qui lui permettent de dépasser difficultés et références comme dans son interprétation de Casta Diva extrait de Norma de Vincenzo Belllini par exemple.

Sans conteste, l’amitié nippo-monégasque, via les rapports entre les artistes et leur public, était au beau fixe au théâtre des Variétés ce que ne contestera pas Béatrice Projetti, secrétaire générale et trésorière de l’association Monaco-Japon et organisatrice de la soirée.

Monaco-Japon - Béatrice Projetti - Yuri Otsubo - Yukako Custo-Hiramori - Tomoko Ogawa - Atsuko Sato Monaco-Japon - Béatrice Projetti - Yuri Otsubo - Yukako Custo-Hiramori - Tomoko Ogawa - Atsuko Sato Monaco-Japon - Béatrice Projetti - Yuri Otsubo - Yukako Custo-Hiramori - Tomoko Ogawa - Atsuko Sato

Monaco-Japon - Béatrice Projetti - Yuri Otsubo - Yukako Custo-Hiramori - Tomoko Ogawa - Atsuko Sato

Commenter cet article