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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Amérique latine, #environnement, #Nature, #Amour
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Par une espèce d’esprit d’escalier, c’est vraiment la loi de la jungle que d’accéder à cette salle de ce cinéma que je ne fréquente que rarement. Outre que les trois personnes à l’unique caisse ouverte papotent pendant que vous attendez, la maison semble plus désireuse de vous vendre ses pop-corn que de vous donner un renseignement comme le numéro de la salle par exemple. Fort heureusement le numéro de salle sur le billet vous permet de vous débrouiller pour trouver la salle 7… avis aux personnes à mobilité réduite, le labyrinthe qui vous y conduit est temporairement inaccessible par ascenseur.

Après la Fille du 14 juillet, Antonin Peretjatko s’attaque à deux sujets qui a priori n’ont rien de comique : les normes qualitatives de l’Union européenne et les jeunes stagiaires avides de faire valider leur sacrosaint rapport de stage. L’affaire se déroule entre le Ministère de la norme (tout un programme !) à Paris et la Guyane en compagnie de Marc Châtaigne (Vincent Macaigne) et Tarzan (Virmala Pons déjà repérée dans Comme un avion de Bruno Podalydes). S’ajoutent à cette joyeuse sarabande Mathieu Amalric, Fred Tousch, Pascal Légitimus, ou encore Jean-Luc Bideau.

Le film reprend tous les ressorts du burlesque qu’il mitonne à la sauce politique : les personnages sont extrêmement marqués, caricaturés notamment le duo d’acteur. Vincent Macaigne semble benêt à souhait, attire les catastrophes comme le miel les mouches. Virmala Pons s’appelle tarzan et endosse le costume de la baroudeuse. Mathieu Amalric est irrésistible en administrateur post colonial roublard. Quant à Pascal Légitimus et Jean-Luc Bideau, ils forment un duo d’experts, le premier ès débrouillardise et petites combines et le second ès langue de bois.

Le film reprend a son compte et assume un comique de l’absurde et de l’irrationnel : la scène anthropophage rappelle l’origine de l’excellente cervelle des canuts lyonnaise. Il joue avec les chutes les bagarres, les poursuites, les chocs et devient incandescent, bouillonnant une fois que les deux compères ont absorbé force jus hyper-aphrodisiaque.

Tous les ingrédients sont donc réunis pour cette farce explosive qui joue sur le comique de répétition, tient le rythme tout au long et réserve sa collection de gags visuels. De quoi vous faire fort heureusement oublier l’accueil.

"La Loi de la Jungle" d'Antonin Peretjatko - Pathé Masséna - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com"La Loi de la Jungle" d'Antonin Peretjatko - Pathé Masséna - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

"La Loi de la Jungle" d'Antonin Peretjatko - Pathé Masséna - Nice ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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