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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe, #Epoque contemporaine
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
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Pour conclure en beauté le Printemps des Arts, Marc Monnet avait concocté pour le dernier épisode une sorte d’alpha et d’oméga des symphonies de Gustav Mahler en proposant dans le même concert, l’adagio de la symphonie inachevée n°10 en fa dièse majeur et la première symphonie en ré majeur dite Titan.

A la baguette, le chef d’orchestre britannique Daniel Harding qui succèdera à Paavo Järvi au poste de directeur musical de l’Orchestre de Paris à compter de l’automne 2016. L’idée de réunir dans un même concert la première et l’ultime symphonie permettait au public non seulement de comprendre l’évolution de la musique de Gustav Mahler mais également de renouer avec la tradition affichée au début du printemps des Arts de mettre deux œuvres en écho.

Nul doute que l’adagio de la symphonie inachevée par ses sonorités n’est plus tournée vers le romantisme mais davantage vers le XXème siècle. Elle laisse bien évidemment le regret de son inachèvement ne permettant pas de juger l’ensemble de la symphonie à la lueur du modernisme qui s’impose. Elle est la contemporaine de l'Oiseau de feu d’Igor Stravinski ou du Château de Barbe-Bleue de Bela Bartók. Elle en emprunte les modernités sans aller jusqu’à leur radicalité. L’adagio, rarement joué, est donc d’autant plus apprécié ce soir.

La Symphonie Titan est davantage connue du public et c’est pourtant à un moment exceptionnel auquel a assisté le public du Printemps des Arts. Daniel Harding a galvanisé un Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo qui ne demandait qu’à le suivre. Les musiciens croisés pendant l’entracte affichaient tous une joie non dissimulée d’avoir travaillé sous sa direction. Daniel Harding chorégraphie sa direction, il joue de tout son corps pour enlever ou arrêter brutalement l’orchestre. D’une précision redoutable dans sa conduite, il dirige avec énergie l’ensemble et affiche une générosité que le public a parfaitement ressentie.

Comble de l’élégance et de l’empathie, Daniel Harding, en français, a dédié le concert de ce soir au regretté Daniel Favre, ancien clarinette solo de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo depuis 1966 que nombre de musiciens étaient allés accompagner fort civilement jusqu’à sa dernière demeure la veille du concert. Voir partir est incontestablement triste mais voir partir sur ce splendide hommage musical rassérène forcément.

Monaco - Auditorium Rainier III - Printemps des Arts - Daniel Harding ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Auditorium Rainier III - Printemps des Arts - Daniel Harding ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comMonaco - Auditorium Rainier III - Printemps des Arts - Daniel Harding ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Monaco - Auditorium Rainier III - Printemps des Arts - Daniel Harding ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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