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un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Nature, #Amour, #environnement, #utopie
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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Deux ans après Adieu Berthe, l'enterrement de Mémé, fantaisie funéraire hilarante, Bruno Podalydès revient sur les écrans avec Comme un avion. Pour sa nouvelle comédie, le réalisateur a convoqué, comme souvent, un plateau d’exception : Sandrine Kiberlain en épouse, Agnès Jaoui en amante, Vimala Pons en objet de désir, Michel Vuillermoz et Jean-Noël Brouté en joyeux déjantés. Même Pierre Arditi, dans son propre rôle, est de la partie. La principale nouveauté dans le casting est l’interversion des deux frères : Denis Podalydès en simple patron laisse le rôle principal à Bruno Podalydès qui se retrouve à la fois devant et derrière la caméra.

Comme un avion traite de la crise de la cinquantaine sous un mode jubilatoire autour du personnage de Michel qui, passionné par l'aéropostale et l’aviation sans avoir jamais piloté, se retrouve à errer les rivières de France… en kayak. Le ton est donc donné, le film se revendique clairement comédie et trace dans le sillage de la farce bucolique et champêtre.

Le spectateur qui découvre un film quel qu’il soit est confronté à un vrai choix : il peut lire synopsis et critiques avant la projection au risque de perdre en découverte comme il peut aller à l’aventure et confronter ses impressions après avoir vu le film. Il peut alors dans ce deuxième cas de figure baigner dans le bonheur avec une critique unanime, se retrouver au milieu du gué ou nager à contre courant, pour rester dans le ton fluvial du film. Autre élément important, comme une œuvre émet et qu’un spectateur reçoit, le niveau de perception est forcément aléatoire en fonction de la journée, l’état d’esprit, l’heure, le confort, etc.

Comme un avion réalise une quasi-unanimité parmi la critique professionnelle : « fable bienveillante et malicieuse » pour les Cahiers du cinéma, « Renoirien tendance Prévert : pour le côté communautaire, blagues à l’emporte-pièce, humour potache » pour Les Inrockuptibles, « comédie mille fois hilarante » pour Positif. Dans mon humble perception, le film s’était surtout enfermé dans son propre piège au point de tourner en rond comme son héros. L’ensemble était certes agréable à regarder sans pour autant emporter entièrement l’adhésion.

Tout l’intérêt de l’œuvre est là : elle questionne sans chercher à apporter de réponse toute faite et elle force à la réflexion, elle heurte, elle ennuie, elle divise et elle incite au débat argumenté, elle marque, elle séduit, elle transporte et il faut en rechercher les causes.

Il faut donc voir Comme un avion pour savoir si, comme Vincent Ostria dans l’Humanité, vous pensez qu’avec Bruno Podalydès « On tient peut-être notre meilleur auteur de comédie, tout simplement ».

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