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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra, #Politique, #Moyen âge, #Europe
[Musique – Opéra de Toulon] Simon Boccanegra en cinémascope en plein festival de Cannes

Moins souvent donné que les autres opéras de Giuseppe Verdi, Simon Boccanegra est à l'affiche de l'opéra de Toulon dans une version très visuelle voire très cinématographique.

D'entrée, l’ingéniosité de la scénographie de Nathalie Holt saute aux yeux : un cadre d'azur dans lequel un drap mu par un souffle symbolise la Méditerranée. La scénographie active, qui se transforme à vue grâce aux éléments qui descendent ou remontent dans les cintres, dessine scène après scène les espaces, les restreindront pour les scènes d'intérieur, les ouvriront pour les scènes d'extérieur.

Est-ce l’effet Festival de Cannes ? La scénographie répond par ailleurs aux standards cinématographiques des grands drames politiques : la scène est symboliquement coupée en deux par une barre-pilier séparant les personnages antagonistes. Les chanteurs se retrouvent régulièrement sur-cadrés par les fenêtres ou les portes qui se sont surajoutées. Pour renforcer les antagonismes, la scénographie s’affiche en fond de scène en bicolore et répond ainsi aux costumes des deux camps qui offrent le même contraste. Tout est couleur froide sauf Simon Boccanegra par qui les antagonismes passent et sa fille qui les surpasse.

A la baguette, Giuliano Carella, mène le drame en bon connaisseur de l’ouvrage avec dynamisme et précision. Dario Solari domine de sa stature son personnage. Il s’économise pour pourvoir tenir ce rôle écrasant au point qu’il lui sera pardonné une petite manifestation de fatigue au deuxième acte. Celia Costea joue finement son rôle et le fourbe Paolo Albiani est merveilleusement interprété par André Heyboer.

La mise en scène de Gilles Bouillon est donc agréable à voir et à entendre. Tout aurait été parfait si les chanteurs-comédiens et surtout le chœur avaient été dirigés plus rigoureusement. La précision de la scénographie et de la direction musicale rend la mollesse des gestes du chœur, notamment lors des combats à l’épée ou lors des manifestations violentes entre patriciens et plébéiens, particulièrement visible et c’est regrettable.

Verdi avec Simon Boccanegra souhaitait mettre un terme aux querelles italiennes intestines. Retravaillé à plusieurs reprises, l’opéra est une des œuvres majeures du compositeur qui y laisse voir ses aspirations. Il est peu connu et moins joué que les autres... hélas !

Opéra de Toulon - Simon Boccanegra de Giuseppe Verdi - Dario Solari - Celi Costea - Hector Sandoval - Giuliano Carella ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Toulon - Simon Boccanegra de Giuseppe Verdi - Dario Solari - Celi Costea - Hector Sandoval - Giuliano Carella ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comOpéra de Toulon - Simon Boccanegra de Giuseppe Verdi - Dario Solari - Celi Costea - Hector Sandoval - Giuliano Carella ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Opéra de Toulon - Simon Boccanegra de Giuseppe Verdi - Dario Solari - Celi Costea - Hector Sandoval - Giuliano Carella ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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