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un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Festival de Cannes, #semaine de la Critique, #Amour, #Violence, #Amérique latine
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com
©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Qui peut comprendre Paulina ? Peu de monde à vrai dire tant son attitude déroute sa famille, son copain, ses amis jusqu’au spectateur bien calé dans son fauteuil. Le film est donc … surprenant.

Que fuit Paulina ? Une réussite sociale téléguidée par d’autres ? Un père envahissant ? Un amour déjà pantouflard ? Et si Paulina (interprétée par Agustina Llambi Campbell) fuyait tout simplement tout compromis ne lui permettant pas d’atteindre son idéal ? Braquée, souple comme un verre de lampe, peu pragmatique jugeraient les défenseurs acharnés des compromis voire des petites compromissions.

Son père, juge, trouve sa fille brillante et promise à un grand avenir juridique. Son copain ne rêve que de s’installer avec elle dans sa région natale, une province pauvre proche du Paraguay. C’est décidé ! Paulina quittera donc la carrière prévue par Papa pour enseigner les sciences politiques dans une école de la région de son copain … mais sans lui.

Pour vivre son idéal, Paulina doit s’accrocher car elle collectionne les ennuis comme d’autres les timbres-poste : dépassée dans son cours, violée par un groupe dont elle reconnaît les membres, enceinte de son viol, elle décide de conserver l’enfant au grand dam de son entourage qui ne comprend rien au fonctionnement de Paulina.

Toute la force du film est là : montrer sans juger, proposer sans imposer, questionner sans démontrer. Et Santiago Mitre adopte d’ailleurs le principe de la déconstruction du récit avec un parti-pris à points de vue pour montrer toutes les interactions de l’histoire, en définir toutes les facettes, en décortiquer les enchaînements, aborder tous les non-dits. Loin de casser la narration, Santiago Mitre l’enrichit.

Paulina surprend, Paulina questionne longtemps après le générique de fin, Paulina dérange sans choquer, Paulina est une interrogation sur la justice, l’engagement, l’idéal, le renoncement. Bref Paulina est une réussite.

Festival de Cannes - Semaine de la Critique - Paulina - Santiago Mitre ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFestival de Cannes - Semaine de la Critique - Paulina - Santiago Mitre ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comFestival de Cannes - Semaine de la Critique - Paulina - Santiago Mitre ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Festival de Cannes - Semaine de la Critique - Paulina - Santiago Mitre ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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