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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Arts plastiques, #Amérique latine, #Epoque contemporaine, #Amour, #Politique
Exposition Frida Kahlo et Diego Rivera
Exposition Frida Kahlo et Diego Rivera

A un ami que je croyais remplir d’allégresse, j’ai raconté ma visite à l’exposition éponyme Frida Kahlo et Diego Rivera à Gènes et je me suis entendu répondre sobrement : « Ils sont plus finalement plus connus en Occident qu’au Mexique ». Première douche froide de l’année et nouvelle variation sur l’air connu de « Nul n’est Prophète en son pays ».

Pour leur grande exposition 2014, deux grandes villes italiennes, Rome et Gênes, ont rendu un hommage aux deux artistes mexicains. Si Rome s’est tournée vers une exposition monographique en remettant Frida Kahlo dans le contexte et les œuvres de son époque, Gènes a délibérément choisi le couple Frida Kahlo et Diego Rivera.

Mais ne nous y trompons pas ! Si l’exposition de Gènes souligne le rôle fondamental de Diego Rivera dans le travail de Frida Kahlo, toute la communication de l’exposition tourne autour de la seule Frida ; l’élève aurait-elle définitivement dépassée le maître ?

C’est en feuilletant un journal aujourd’hui disparu que j’ai découvert par hasard le travail de Frida Kahlo et appris que Madona lui vouait une telle vénération qu’elle s’était constitué une collection personnelle importante. Quitte à avoir des caprices, autant qu’ils prennent cette forme ! J’avais donc approfondi mon étude en lisant le Diego et Frida de Jean-Marie G. Le Clézio puis en visionnant le film de Salma Hayek Frida, rôle que la même Madona, ai-je appris, aurait rêvé tenir.

Si les œuvres les plus connues, celles qui témoignent des souffrances physiques et psychologiques que l’artiste a subies dans le terrible accident de bus qu’elle a subi à 17 ans, sont sous-représentées, celles présentées à Gènes reflètent l’histoire, la société et les transformations socioculturelles de son époque…

Et je m’aperçois que je commets la même erreur que la communication de l’exposition : j’oublie Diego Rivera ! Les œuvres des deux artistes donc, nous offrent à voir une tranche d’histoire de l’art, d’histoire sociale et d’histoire diplomatique entre le Mexique et les États-Unis.

L’exposition se clôt avec une sélection de portraits photographiques de l’artiste, dont ceux réalisés par Nickolas Muray au cours des années Quarante ou plutôt, elle se clôt pour ceux qui, non atteint par l’agoraphobie, auront réussi à se faufiler parmi la foule dans les petites salles du Palais ducal sans doute peu adaptées à ces grandes expositions, ces grands mouvements de foule ou à la station contemplative des petits formats.

Gènes : Palais ducal - Exposition Frida Kahlo et Diego Rivera ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.comGènes : Palais ducal - Exposition Frida Kahlo et Diego Rivera ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

Gènes : Palais ducal - Exposition Frida Kahlo et Diego Rivera ©Théodore Charles/un-culte-d-art.overblog.com

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