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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma
[Villa Arson - L*Eclat - Nice] François, Vincent, Pôle et les autres

Créés en 1999, à l’initiative du centre national de la cinématographie, les pôles régionaux d’éducation artistique et de formation au cinéma et à l’audiovisuel doivent renforcer la coordination et la mise en cohérence des actions de sensibilisation et d’éducation au cinéma en région. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, trois structures forment le Pôle : le Cinéma l’Alhambra à Marseille, l’Institut de l’Image à Aix-en-Provence et L*ECLAT à Nice.

Chaque année, à tour de rôle, une des trois structures organise la rencontre du réseau régional, une journée destinée aux professionnels intervenant dans le domaine de l’éducation au cinéma et à toutes personnes concernées et intéressées par cette question.

A la Villa Arson cette année et à l’initiative de l*Eclat, la problématique posée était « L’expérience artistique : un enjeu de société ? ». Outre l’intérêt que l’on peut y trouver, les trois caractéristiques éternelles de ce type de réunion ont été respectées :

  • retard à l’allumage car une partie de la région attend l’autre coincée sur l’autoroute,

  • trop plein d’interventions et d’intervenants d’où délitement du propos,

  • interventions intempestives de certaines personnes qui veulent absolument montrer qu’elles sont présentes.

Reconnaissons aux filles de l*Eclat comme le milieu les surnomme (Marianne Khalili-Roméo, Estelle Macé et Macha Bridant), qu’elles avaient bien préparé leur affaire : trois tables rondes concoctées par chacune d’entre elles avec intermèdes plus universitaires pour relancer la problématique.

Mais la réponse à l’objectif posé par l’édito : « Durant ces rencontres, il s’agira d’identifier le contours de ces mutations dont nous sommes, nous, acteurs ou partenaires des collectivités et institutions publiques, à la fois les observateurs attentifs et les artisans », force est de constater qu’il y a eu loin de la coupe aux lèvres.

Pourquoi une réponse partielle à ces questions ? Pour plusieurs raisons :

  • l’intervention de Natacha Cyrulnik, réalisatrice et chercheuse autour de la question Qu’est-ce que l’éducation artistique au cinéma ? et l’intervention d'Évelyne Pieiller, écrivain et journaliste au Monde diplomatique sur La culture, toute une histoire apportent une nouvelle dimension, une nouvelle perspective au débat mais Évelyne Pieiller rate sa conclusion frustrant le public,

  • La disparité des intervenants est également un souci : l’expérience de Michel Bourgeot dans le Var n’a rien de novateur loin s’en faut et la DRAC le lui a fait savoir. Quant à l’expérience de Peuple et Culture-Marseille (Cathy Vivodtzev), elle semble redondante par rapport à l’existant marseillais. Ces interventions en ont masqué d’autres plus intéressantes que nous aurions aimé entendre développer davantage notamment celle de Milena Espinal de l’association Camera Lucida – Parc du Luberon.

  • Le format « table ronde et questions de la salle » est-il encore le bon ? Je m’interroge.

Je suis critique et, en même temps, je défends cette nécessité de se confronter régulièrement, de trouver des lieux de paroles et d’échanges. Deux pistes : réduire drastiquement le nombre d’intervenants et trouver un nouveau format comme des ateliers plus interactifs ?

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