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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Théâtre, #Danse, #Cirque, #Musique
[Théâtre-Danse-Cirque-Musique - Le Carré - Sainte-Maxime - Annonce de saison] A la recherche de l’équilibre

Pour sa 5ème saison, le Carré de Sainte-Maxime dirigé par Valérie Boronad offrira une saison équilibrée composée de onze spectacles de théâtre, six spectacles musicaux, six spectacles chorégraphiques, deux spectacles de cirque contemporain, un spectacle d’humour et une performance, le tout ponctué par les « nuits singulières du Carré » animées par Artefact, compagnie en résidence dirigée par Philippe Boronad. Pas moins de sept spectacles créés en 2013 et un créé en 2014 seront représentés sur la scène du Golfe.

Quelques anciens grands noms des centres dramatiques nationaux feront le détour par Sainte-Maxime : Jacques Vincey questionnera avec L’Ombre d’après un conte d’Andersen le caractère double et ambigu de l’être humain et Charles Tordjman fera appel au théâtre d’objet pour Un Beau Matin, Aladin d’après Les Contes des mille et une Nuits. Autre grand nom du théâtre contemporain, Thomas Ostermeier s’attaquera à Henrik Ibsen avec Les Revenants. Autre grand directeur de théâtre, Jean Liermier, directeur du Théâtre de Carouge en Suisse poursuivra son travail d’introspection sur les classiques avec Le Malade imaginaire de Molière. Toujours pour la Suisse mais dans un tout autre registre, le jeune metteur en scène Robert Sandoz et la compagnie des Petites Heures mettra à contribution toute son inventivité scénique pour Monsieur Chasse de Georges Feydeau. Autre classique mis en scène par David Bobee, artiste associé à la scène nationale de Douai – L’Hippodrome, Romeo et Juliette de William Shakespeare.

Quatre spectacles mettent en scène des œuvres du XXème siècle avec par ordre ante chronologique : Race de David Mamet avec Yvan Attal, Tête haute de Joël Jouanneau mis en scène par Cyril teste à ne pas rater. Nicolas Liautard adaptera le Mépris d’après les œuvres d’Alberto Moravia et Jean-Luc Godard, sorte de troisième côté théâtral du triangle après les côtés littéraire et cinématographique. En ouverture Ubu roi d’Alfred Jarry, revisité par l’esprit british de Declan Donnellan.

Enfin, la compagnie régionale « l’Entreprise » de François Cervantès qui travaille depuis vingt ans la figure du clown mettra en scène Carnages ; il y a de fortes chances que je fasse le déplacement.

Le Carré abordera toutes les danses la saison prochaine : Le directeur artistique du Ballet Contemporáneo del Teatro San Martín de Buenos Aires, Mauricio Wainrot, chorégraphe de Carmina Burana avec les ballet de l’Opéra national de Bordeaux côtoiera cette année Benjamin Millepied et la L.A. Dance Project. Le futur directeur de la danse de l’opéra de Paris confrontera l’une de ses nouvelles créations, Réfections, à deux œuvres de référence de la danse du XXème siècle Quintett (1993) de William Forsythe et une reprise de Winterbranch (1964) de Merce Cunningham et du plasticien Rauschenberg.

Trois chorégraphes contemporains présenteront également leur vision du monde José Montalvo avec son Don Quichotte du Trocadéro poursuivra son travail alliant danse et vidéo, de quoi interpeler les cinéphiles du golfe (et j'en connais au moins une), Delavallet Bidiefono, figure majeure de la danse contemporaine du continent africain, présentera sa nouvelle création Au-Delà et la compagnie R.E.A revisitera le tango argentin avec des musiciens sur scène.

Deux compagnies de hip hop complèteront le tableau : Kader Attou, désormais titulaire du centre chorégraphique national de La Rochelle, proposera The Roots alors que la Compagnie Pockemon Crew, sous la direction artistique de Riyad Fghani, ancien danseur de rue de Lyon, fera écho à la proposition de José Montalvo avec Silence, on tourne !

Hors norme, Armando Menicacci, performer, chorégraphe, docteur en danse contemporaine et technologies numériques, globe-trotter polyglotte et artiste associé au Manège – scène nationale de Reims depuis 2011 , fondateur, par-dessus le marché, d’un collectif interrogeant les croisements entre danse, arts plastiques, musique, arts de la scène et technologiques numériques vous proposera sa performance Mona Lisa, Le Sexe, Le Parfum, La Bière, Carmen et Moi… ça promet !

Les deux propositions en cirque contemporain font appel à des compagnies étrangères : Le collectif québécois « Les sept Doigts de la main » présenteront Séquence 8, spectacle qui éprouve des difficultés à sortir de la simple performance et la Compagnie suédoise « Cirkus Cirkör » proposera Knitting Peace.

Enfin, comme en danse, le Carré fera place à toutes les musiques. Les musiques savantes d’hier et d’aujourd’hui nous feront traverser les siècles. Pour les fêtes de fin d’année, la suite pour orchestre en ré majeur - BWV 1068 et les trois premières parties de l’oratorio : Feria Nativitatis de Jean-Sébastien Bach seront interprétés par un ensemble de 45 musiciens dont « Café Zimmermann », le chœur de chambre « Les éléments » et un quatuor de solistes, sous la direction de Joël Suhubiette. Plus tard dans la saison, West Side Story de Leonard Bernstein avec les Claviers De Lyon aux percussions, les solistes de Lyon dans une mise en espace de Jean Lacornerie.

Pour les musiques actuelles, une soirée avec Carla Bruni, une soirée jazz avec I know I’ll be allright avec l’auteur-compositeur et interprète québécoise Térez Montcalm et un retour au music hall pour la création de Juliette Deschamps A Queen Of Heart avec Rosemary. Enfin, complètement inclassable, la compagnie « onstap » d’Hassan Razak nous initiera dans Parce qu’on va pas lâcher aux percussions corporelles … à découvrir absolument.

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