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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Europe, #Epoque contemporaine
[Musique - Théâtre des Variétés - Monaco] Le quintette Archetis fait valser le public Crescendo

Petit changement dans le quintette Archetis, Serge Stappfer remplace Richard Chauvel à l’alto. Pour le reste, rien ne change. Morgan Bondinaud et Nicolas Sulznis sont respectivement premier et second violons, Delphine Perrone, pour la deuxième fois à Crescendo cette saison, est au violoncelle. Les vingt valses prévues au programme s’enchainent avec une remise en contexte avant chaque œuvre par Patrick Barbato, le cinquième élément, à la contrebasse.

Le spectacle s’ouvre à Vienne en 1804 avec la naissance de Johan Stauss et se termine en 1904 avec les valses de la Veuve joyeuse de Franz Léhar alors en pleine gloire. Pendant une heure et demie, nous nous serons promenés dans toute l’Europe de Saint-Pétersbourg à Grenade et à toutes les époques y compris la contemporaine avec Manuel de Falla, Francis Poulenc et Henry Mancini ; la valse est une institution mais n’est décidément pas un mausolée.

Pour moi qui suis issu d’une culture populaire, la valse, dans mon imaginaire d’enfant, c’était la seule « Grande Musique », comme je l’entendais alors dénommée, qui était présente en disque à la maison, c’était le concert du nouvel an retransmis en direct de Vienne tous les jours de l’an et que nous écoutions en famille. Inutile de vous dire que toutes ces valses ont été pour moi hier soir autant de madeleines de Proust.

Visiblement, je ne suis pas le seul. Unanimité à la sortie quels que soient l’habitude musicale, le niveau de culture musical, la préférence esthétique forcément plurielle dans un public. Il faut dire que le quintette s’entend à merveille, que les instruments jouent entre eux, se provoquent, se répondent, rebondissent les uns sur les autres et que chaque artiste a eu son « heure de gloire », son solo bien épaulé par les quatre autres.

Une maîtrise parfaite des cinq musiciens tous issus de l'orchestre philharmonique de Monte-Carlo, la valse comme fil directeur, une réelle recherche sur la valse à travers les âges, une remise en contexte utile sans être pesante, bref, un concert pour nous mettre la pêche en ce début de printemps maussade.

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