Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Opéra, #Amérique du Nord, #Mythe, #Violence
[Musique - Opéra de Monte Carlo] Une fille du far west  pour le Prince

A l’ouverture du rideau, le ton est donné. La scénographie emprunte tous les procédés au cinéma : saloon plus vrai que nature, lignes de fuite du décor, profondeur de champ, réalisme de l'accessoire, souci du détail ; le général Le Bœuf aurait pu dire qu'il ne manquait pas un bouton de guêtre. Sauf que mettre en scène un western dans un décor de cinéma s'avère périlleux quand bien même La Fanciulla del west est en droit de réclamer l'antériorité du genre.

La scénographie des deuxième et troisième actes seront du même acabit : petite maison dans la prair… pardon dans la forêt, avec rondins, sapins, neige, poêle à bois. Puis grande rue poussiéreuse avec façades en bois, balcons, etc. Il ne manquait que le blanchisseur chinois et ... Lucky Luke.

Si les solistes s'en sortent bien, l'absence de direction d'acteurs jointe au gigantisme des décors fait qu'il en ressort une impression paradoxale d'atonie (un comble pour un western) avec des chanteurs écrasés par la masse. Les chœurs et les effets de groupe, mal employés, ne font pas vivre l'ensemble. Mieux employés, utilisés comme élément scénographique comme Robert Carsen peut le faire, ils auraient pu dynamiser l'ensemble.

L'ennui finit par gagner petit à petit mais pour la fête du Prince, présenter un opéra avec un « happy end », c’est tellement rare !

Commenter cet article