Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

un-culte-d-art.overblog.com

Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Musique, #Epoque moderne, #Opéra
[Musique - Opéra de Monte Carlo - Grimaldi Forum] De la technique et de l’âme musicales

Le spectacle de Cecilia Bartoli proposé dans la saison de l'opéra de Monte-Carlo s'appelle «Mission». J'ignore encore de quelle mission elle se sent investie. Peut-être celle de retrouver dans les archives et les bibliothèques des œuvres et des compositeurs inconnus, mal connus ou méconnus. C'est déjà, effectivement, une mission en soi.

Le concert de Cecilia Bartoli et de «I barocchisti», orchestre baroque de la Suisse romande composé de 21 musiciens, dirigés depuis le clavecin par Diego Fasolis, s'est concentré sur l’œuvre lyrique d'Agostino Steffani qui a vécu de 1654 à 1728. L'orchestre «I barocchisti» ponctuant avec les ouvertures des différentes œuvres lyrique d'Agostino Steffani, les parties récital avec orchestre baroque de Cecilia Bartoli.

Les ouvertures exécutées par l'orchestre ont représenté des moments de découverte et de plaisir absolus, des moments de respiration, même si la salle des Princes n'est décidément par le lieu acoustique idéal pour ce type de musique plus intimiste. Ce sont bien ces ouvertures qui m'ont fait tenir jusqu'à la fin.

Les parties réservées à Cecilia Bartoli (rappelons que la communication ne s'est faite que sur son nom) m'ont laissé nettement plus réservé. Dans la moitié des airs, Cecilia Bartoli fait entendre sa technique qui n'appartient qu’à elle, sa marque de fabrique : elle roucoule et le public se pâme. Dans l'autre moitié, selon moi plus intéressante, notamment dans Niobe, Regina di Tebe, Cecilia Bartoli laisse de côté sa technique de chant, m'émeut davantage sans toutefois me transporter complètement.

Le public, qui la connaît visiblement par média (il faut dire qu’elle a un plan com’ à faire pâlir nos hommes politiques) et par disque interposés, finit par applaudir sur la musique lorsqu’elle entame son bis avec … un « tube » de Haendel. Comme dans n’importe quel concert de variétés quand le chanteur entonne un air attendu !

Le public peut respirer après une heure d’écoute de l'illustre inconnu Agostino Steffani ; il entend enfin une référence, ça le rassure.

Pas de chance, j'ai entendu quelques jours après le concert quelques extraits d'opéra (pas des récitals, des représentations) dans lesquels chantait la québécoise, haute en couleurs, Marie-Nicole Lemieux. Je ne sais pas alors quelle mouche m'a piqué mais j'ai commencé à réfléchir à la différence entre une technique musicale et une âme musicale. Je me suis dit que ça, c'était une vraie mission ... de réflexion. Allez savoir pourquoi !

Commenter cet article