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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Epoque contemporaine, #Festival de Cannes, #Proche orient, #guerre, #Violence, #Nature
[Cinéma - Paris] Un pour tous ou tous pour un ?

Dans Looking for Eric de Ken Loach, le postier Eric Bishop de Manchester la jouait collectif, sur les conseils de l’ectoplasmique Eric Cantona, pour gagner son combat a priori perdu d’avance contre la mafia russe. Dans Sharqiya d’Ami Livne, Kamel, jeune bédouin d'Israël, cherche dans la solitude la solution pour échapper à la destruction par l’armée des misérables baraques en tôle qui abritent sa famille et les activités pastorales de son frère.

D’entrée, le film se centre sur son personnage et ne le quitte plus, nous pérégrinons avec lui, nous réfléchissons avec lui, nous suivons son regard, collectons les éléments, minute par minute, jour après jour, nous échafaudons avec lui ce plan machiavélique pour prendre les ennemis du jour à leur propre piège.

Nous comprenons petit à petit, élément après élément, par quel jeu de billard subtilement réfléchi, il compte y arriver et finissons par supporter de moins en moins ce frère braillard qui le houspille sans mesurer la finesse du plan qu’il met en place.

La vraie force du film repose sur le suspense entretenu entre la lente construction de ce plan et l’urgence que représente la menace de la destruction. Eric Bishop s’en était sorti en collectif, Kamel s’en sortira-t-il en solitaire ?

Sharqiya - Film d'Ami Livne – Israël - 1 h 25 - Numérique

Ce film a été présenté au Festival de Cannes 2012 - sélection : ACID*

*Association du cinéma indépendant pour sa diffusion

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