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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Festival de Cannes
[Cinéma - Festival de Cannes - Un Certain regard] Une faiseuse de vieux anges

Qui est cette femme qui marche dans les rues ? Où va-t-elle ?

Vers quel rendez-vous d'amour mystérieux se rend-elle ?

Nous pourrions fredonner cette chanson de Barbara pendant le premier film de l'actrice Valeria Golino Miele.

Miele est filmée très souvent à travers une fenêtre ou bien elle apparaît dans le reflet d'une flaque d'eau, d'une vitre, d'une glace, de l'eau. En fait, elle est comme son image tout en faux-semblants. On la croit mariée et mère de famille, elle a un amant qui lui a des enfants. Elle annonce qu'elle se rend à Pise, on la retrouve au Mexique. Valéria Golino s'amuse avec elle, l'effeuille, la déshabille oui mais pas tout de suite, pas trop vite.

Dans un grand lit un homme est couché il lui a dit je t'attendais ma cruelle,

Dans la chambre où rien ne bouge elle a tiré les rideaux poursuit Barbara.

Par accumulation des pièces du puzzle, nous comprenons rapidement que Miele est une militante de l'euthanasie, un ange de la mort que mourants en bout de course appellent à la rescousse. C'est sans doute la raison pour laquelle la caméra filme souvent en contre-plongée comme du fond d'un trou.

Mais cette belle mécanique ne résiste pas au grain de sable qui la grippe. Abréger les souffrances n’est pas perçu par Miele comme une assistance au suicide. On lui vole son idéal, elle en perd ses repères pour mieux s'humaniser.

Valéria Golino clôt son film, non avec Barbara qui aurait alourdi le propos, mais avec la chanson de Georges Brassens Les Sabots d’Hélène. Mais qui, contriarement aux trois capitaines, a trouvé les pieds d'une Reine ?

Miele – Film de Valeria Golino - Italie, France – 2013 – 1 h 36

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