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Blog de mes curiosités

Publié le par Théodore Charles
Publié dans : #Cinéma, #Festival de Cannes, #Europe, #Violence
[Cinéma - Festival de Cannes 2013 - Semaine de la Critique] For those in Peril : les présents ont toujours tort !

Du naufrage des pêcheurs dans cette petite communauté d’Écosse, Aaron est le seul survivant et, comme le dit un membre de la communauté, les marins morts en mer sont davantage honorés que les survivants. Le film est d’ailleurs largement narré par son anti-héros en voix off comme s'il était déjà mort d'être revenu.

Ce premier film de Paul Wright travaille à la fois le fond et la forme.

Sur le fond, le réalisateur a travaillé les instincts grégaires et les légendes des petites communautés de Haute-Écosse et s'est attaché aux mémoires individuelles et collectives. Mais il a également travaillé la forme et notamment l'image.

Le film se compose comme Des Trous dans la tête de Guy Maddin, d'une voix off sur des images estompées sur l'avant, sur le naufrage, comme autant de souvenirs qui remonteraient difficilement à la surface d'Aaron le survivant. Mais le film louche aussi sur le Tarnation de Jonathan Caouette en hybridant les images, en imbriquant images et commentaires de l'actualité du naufrage avec les images contemporaines à l'action. L'effet est évident mais sans doute moins abouti que chez les deux autres réalisateurs.

Le monde d'Aaron est flou, il va devenir fou. Rejeté par sa communauté, Aaron finit par faire des légendes ancestrales une vérité qui l'habite. Il me faudra cependant une deuxième vision du film pour bien comprendra la dernière séquence du film qui ne m'a pas semblé à la première lecture du meilleur aloi mais je laisse, pour l'instant, au réalisateur le bénéfice du doute.

For those in Peril – Film de Paul Wright – Royaume Uni – 2013 - 1 h 33 – Sortie en France inconnue

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